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Profil

  • : Choralyne
  • acilsouverts
  • : Femme
  • : 27/07/1987
  • : INDE NEW DELHI
  • : la philosophie et les femmes
  • : j'ai 20 ans je suis heureuse, triturée, bouleversée, mais vivante.

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vie quotidienne

Après avoir lu un mail de maman me questionnant sur la vie quotidienne, je me rends compte qu’en racontant mes voyages, je suis un peu chiche sur le quotidien qui s’est encore difficilement installé en fait.
 
Alors, la nourriture. Bon, alors moi qui suis habituée à manger des pates, des omelettes, du poisson, du tofu, des lentilles, des fruits, des yaourts, des légumes frais, et surtout des crêpes, ici, le bilan est mitigée. D’abord, je n’aime pas le riz. Dommage dans ce pays de rizières. Mais j’ai quand même fini par gouter, et comme c’est bien cuisiné avec des épices et pleins de petits trucs de couleurs, dont je ne connais pas le nom, et même il vaut mieux ne pas savoir d’où ça vient, ça commence à venir. Mais attention, la blanquette de veau sauce blanche avec du riz et des champignons est encore très très très loin…
En général, nous prenons des petits dej occidentaux, mais avec du pain de mie, fini le luxe de la baguette parisienne de ces deux dernières années, avec du tchai, thé indien avec du lait et des épices, voire, le meilleur thé ici gouté, était au népal avec de la cannelle, un délice. Mais à l’université, c’est petit dej à la cantine de l’hostel. Et le reste du temps soit nous allons au retau (rare), soit nous cuisinons chez les garçons qui ont des appartements (parfois des crêpes… euh souvent dans mon cas en fait, mais aussi des pates, et des petits légumes), soit et alors la c’est la majeure partie du temps, nous mangeons des plats indiens dans les différentes cafétérias qui jalonnent le campus de l’université où la nourriture est très largement servie, (nous sommes les spécialistes des « half »). Là, je ne mange que des plats « veg » c'est-à-dire des légumes en sauce épicées, avec des rotis, ou naan, ou encore paratha qui sont tous les trois des espèces de galettes plus ou moins grande, épaisse, fourrée et bonne !je me dis que ce sont des crêpes sans huile ni beurre, finalement… c’est pas si mal la cuisine indienne.
J’avoue, la crepe au nutella du boulevard saint germain me manque, la brasserie belge, les spaghettis bolognaises, les épinards et le poisson (entre autres) de maman, les pommes de terres rouges de papa, … ça ici, niet. Ou plutot « nahi hai » dans un bon hindi !
 
Question installation. Alors la j’écris depuis mon lit. Je suis dans une chambre toute faite de béton, un matériau charmant et tellement chaleureux, que l’on a envie… de partir en week end toutes les semaines. Les lits sont en fer avec des planches de bois pour sommier, deux petits bureaux qui à eux deux font la moitié de mon bureau à paris. Mais… c’est pas cher, et nous habitons au cœur… du campus et non pas de la ville bruyante et polluée, bref, harassante et épuisante. Ce qui est agréable, c’est d’aller en cours non pas le fait du cours mais juste le fait d’y aller puisque nous traversons la foret par un petit chemin de poussière orange rouge, accompagnés des écureils et des « léon » des familles de paon qui vivent non loin de là.
 
Question vêtements. Bon j’avoue qu’il y avait de quoi faire, et qu’il y a encore. Je ne me suis pas chargée en partant connaissant la réputation de l’Inde pour ces tissus sublimes. Et j’ai bien fait. Mais bon mes petits bateaux sont toujours très utiles. Pour le reste nous avons acheté des pièces « uniques » plus ou moins bien coupées et à coté de cela, nous faisons recoudre sur mesure les vêtements plus ou moins traditionnels que nous achetons qui sont assez pratiques pour la chaleur. Il s’agit d’une tunique longue et d’un pantalon en tissus léger qui ne colle pas trop au corps.
 
Les cours… beaucoup de lectures, je me régale. Mais les débats sont assez peu intéressants jusque là, et nous n’y prenons pas ardemment part. nous voyons à quel point nos approches des sujets sont différentes, en terme d’histoire parfois, mais aussi en terme analytiques bien souvent. C’est assez amusant de voir que le contenu « colonisateur » de nombre d’ouvrages est souvent le premier mis en valeur ici bien que ce ne soit pas toujours la caractéristiques principale de l’ouvrage. Je suis des cours sur la pensée moderne indienne comprise par ses racines dans les textes philosophiques, un cours sur le roman, un autre sur le systeme politique indien et enfin mon préféré, le cours sur l’image et l’art de voir. Un régal.
A l’université j’ai rencontré beaucoup d’étudiants étrangers, parlé un peu avec des indiens de mes cours, mais je n’ai pas encore nouées beaucoup de vraies relations puisque je suis toujours en vovyage et que je commence seulement maintenant à me calmer !



 
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