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THAILANDE LAOS VIETNAM
Thailande
Je suis arrivée à Bangkok depuis Delhi le 3 juin. A l’aéroport, tout est propre, organisé, clair, je trouve rapidement mon sac, passe à l’immigration sans problème, je reçois mon tampon. Puis, un bus est là pour nous emmener dans la ville. Incroyable le bus me dépose en face de la rue où quelques mètres plus loin je trouve l’endroit où j’ai réservé une chambre.
Les problèmes ont commencé lorsque j’ai commencé à renouer avec l’Inde soit, à chercher l’ambassade indienne pour renouveler mon visa. Après avoir trouvé l’ambassade on m’indique que le service pour les visas est décentralisé. Lorsque j’arrive là bas je me rends compte que j’ai oublié un papier de billet d’avion, il faut revenir le lendemain. Le lendemain je reviens, tout est prêt, mais comme je rentre tout juste d’Inde je dois aller passer un entretien à l’ambassade qui se résume à un bref coup d’oeil et à une signature pour un nouveau visa de trois mois.
Entre deux, je retire de l’argent dans un distributeur qui me bloque ma carte bleue.
Les premiers jours à Bangkok sont assez éprouvants et c’est avec plaisir que le troisième jour enfin, je règle mes histoires de visas pour tous les pays ou je vais me rendre. Mais il faut attendre que l’administration fasse son travail, alors je dois rester là.
Au début je ne suis pas trop enthousiaste à l’idée de rester ici. En effet Bangkok n’a rien à voir avec le village parisien. Plus facile à vivre que Delhi ou Bombay, Bangkok est une ville d’Asie immense, énorme, bruyante, hurlante, frappante, suintante, épuisante.
Je décide de partir à la découverte de la ville à pied. Je suis alors à l’Est et m’imagine pouvoir arriver au moins jusqu’à la rivière en une heure. Je vais me balader pendant plus de 5 heures. Je ne regrette pas, car un peu perdue je me retrouve au milieu de personnes qui ne semblent pas avoir l’habitude de voir des jeunes filles blanches marcher dans leur quartier, qui me regardent étonnées, mais encourageantes.
Le soir, je rentre à la guest house. Les premiers temps je n’ose pas trop sortir, la ville asiatique grouillante et rutilante de petites jambes et de mini jupe m’effraie un peu. Mais rapidement je rencontre des personnes. Un soir je sors avec un ami italien et découvre que c’est lui qui se fait bien plus embêter que moi !
Les jours suivants, je rencontre une allemande qui dort dans le même dortoir que moi, son ami vient la rejoindre puis un canadien se joint à nous et nous partons ensemble sur les sites touristiques de la ville, nous séparant lorsque les souhaits s’opposent. Finalement nous nous rendons compte que nous nous entendons assez bien et ne nous perdons que très peu.
En quelques jours nous délaissons les taxis pour prendre les bus qui circulent nombreux dans la ville et nous permettent de relier un endroit à un autre sans nous enterrer dans le tunnel du métro.
Au bout d’une semaine, je me sens presque chez moi ici lorsque l’on se retrouve le soir autour d’une longue table en bois pour discuter de tout, de rien, deviner l’âge des uns et des autres, c’est moi la plus jeune, eh oui... bien sur.
En début de semaine j’ai retrouvé Laure ma copine française rencontrée en Inde et en fin de semaine, j’ai rencontré son ami qui lui réside ici depuis un an et grâce à qui j’ai pu avoir pas mal d’informations sur le “vécu” ici.
Je me suis rendue à la Banque mondiale pour essayer de trouver des rapports pour mon projet, j’ai fais des recherches sur internet. La plupart des informations que je trouve datent souvent d’une dizaine d’année, mais je me mets en contact avec les départements de l’université afin d’en avoir un peu plus.
Après l’atmosphère occupée de la grande ville thailandaise, j’ai quitté tout ce brouhaha par un train de nuit qui m’a emmené au Sud, prenant un bateau pour une île, koh tao. Destination de rêve conseillée par mon ami japonais qui s’est en effet révélée être le paradis. Le premier jour, soleil magnifique, mer transparente, poisson multicolore, petit bungalow sur la plage. La vie très simple, avec de l’eau froide, seulement quelques heures d’électricité la nuit, 20 minutes de marche par la foret pour aller au village, mais je n’en demandais pas plus pour être seule et me mettre à écrire.
Après quelques jours au paradis traversé d’orages époustouflants, d’une pleine lune superbe, je suis de retour à Bangkok, sur le point de partir pour un autre pays, le Laos.
Laos
J’ai pris un train de nuit depuis Bangkok qui est arrivé à l’heure dite (je m’étonne beaucoup de ces petites choses). Dans la couchette à côté de moi, un couple d’allemand se lève le matin et nous partons ensemble pour la frontière. Nous faisons confiance au chauffeur de tuk tuk collectif qui effectivement nous emmène après 40 minutes de trajet où l’on a le temps de se demander s’il nous a bien compris, à la gare de bus.
Là, seulement une heure d’attente et le bus se met en route pour la frontière avec le Laos. Mon visa est déjà fait et je ne m’inquiète pas. J’avais lu pas mal de choses à propos de la corruption des fonctionnaires de ce bureau de frontière, et puis en tant que fille seule je n’avais pas envie de m’y retrouver coincée, seule, sous la pluie potentielle de ces mois de mousson. Finalement il fait un ciel magnifique et l’homme essaie tout de même de m’arnaquer de quelques bhat thailandais...
Nous remontons dans le bus et partons pour la ville principale la plus proche. Arrivée la bas, je change des dollars et me rend directement à une autre station de bus pour partir vers l’est dans un petit village ou il semble y avoir des chutes d’eau dignes d’être vues.
J’ai pensé mon passage par le Laos comme une traversée vers le Vietnam. Je ne compte pas y faire de tourisme outre mesure mais trouver de beaux endroits naturels pour m’arrêter quelques temps, voir comment vivent les gens ici et faire ma vie de mon côté, écrire.
Je ne reste que deux nuits près des chutes d’eau. J’habite alors dans une petite hutte à côté d’une famille dont je peux alors observer le rythme de vie. Levé à l’aube, les petites filles font la cuisine, lavent les ustensiles, l’homme s’occupe de l’eau, du feu, tout le monde très tôt est occupé pour très vite disparaître jusqu’au soir. Alors je pars en balade près de la rivière que je remonte pour voir les chutes d’eau. Je vais m’y baigner un peu, l’eau est bonne mais le courant empêche de nager. Je pars me balader en fin d’après midi et me trouve face à face avec des familles qui se lavent et font la lessive dans la rivière, les enfants eux, ont sûrement passé l’après-midi nus à courir et à sauter dans l’eau...
J’ai rencontré un français qui a quitté son travail et est parti pour un grand voyage. Il était en Chine, là il part pour le Cambodge, je crois qu’il compte aller en Australie plus tard, il verra.
Je pars au petit matin et dois patienter sur le bord de la route pour attendre le bus qui devrait passer. Là, j’ai l’occasion d’observer le rythme de vie ici. Je suis dans un village. Il n’y a pas de maison en béton ou en bric mais tous les logements sont des sortes de huttes surélevées. Il y a des hamac qui pendent en dessous. Les gens vivent avec les animaux. Les enfants grandissent parmi les poulets, les cochons, les chèvres, et les vaches qui rythment la vie au son de leur cloche. Je ne vois pas d’enfants en uniforme aller à l’école. Je vois tout de même une école et un dispensaire de santé.
Les gens partent pour la plupart travailler aux champs conduits dans des chariots menés par de minuscules tracteurs. Les femmes et les enfants d’abord, les hommes suivent et suivront. On labourre encore à la charrue et aux boeufs. Au marché ce sont surtout des femmes qui tiennent les étalages. Elles vendent des poissons, des légumes, des fruits, ananas, litchis, bananes.
Je rencontre beaucoup de personnes sur la route, et souvent elles m’étonnent. Je sais que je ne saurais pas voyager pour voyager. Il faut que tout cela ait un sens. Rester des mois à se promener sans savoir vraiment où l’on va au milieu de personnes qui, elles, ont la vie dur et travaillent me semble impossible. J’ai besoin d’avoir quelque chose dans la tête qui me tient occupée.
Après les cascades, je prends la direction du sud et des 4000 îles. Là, je ne suis pas déçue. Je me retrouve sur la rive du Mékong à observer les crépuscules de dégradés de rose à travers les nuages et quelques feuilles pendant quelques jours. Mais autour de moi l’endroit est assez bruyant, il y a beaucoup de voyageurs et j’ai dû mal à rester au milieu d’eux. Je pars en balade au petit matin, deux heures de marche pour faire le tour de l’île et traverser la vie des gens qui commence dans la campagne.
En remontant au Nord pour me rendre au Vietnam je me rends compte que le Laos ne semble être qu’une épaisse forêt parfois plateau de rizières, traversé par une seule route goudronnée du Nord au Sud, le reste n’étant que petit chemin de terre rouge mal entretenu. Les gens n’ont pas de voiture et circulent en bus ou en moto. Il n’y a pas de camion non plus et dans le bus nous partageons l’espace avec les sacs de maïs, les sauts remplis de poissons, les colis.
Hier matin alors que j’ai pris le premier bus du matin, 6h, je note une trace peut être de la présence française lorsqu’une femme achète à un homme une besace de grenouille bien vivantes qu’elle place dans son panier pour ensuite sortir des cuisses de grenouille séchées qu’elle partage avec son fils.
Les gens ne s’occupent pas de moi comme en Inde. On me regarde un peu, s’étonne, sourit de ma présence, mais la barrière de la langue est vraiment énorme et la communication s’arrête au regard de surface.
Je m’apprête à partir pour le Vietnam après avoir croisé hier dans la rue un voyageur français qui m’a donné de nombreuses et je pense précieuses informations. Le Vietnam c’est encore autre chose semble t il.
Vietnam
J’ai rencontré dans les 4000 îles au Laos une allemande dans un hamac en train de lire Jane Austen, (littérature anglaise, écriture dite féminine c’est à dire, famille, mariage, maison, propriété, pseudo amour et bla bla bla tout ce qu’il y a de plus “féminin”). Je m’étonne de son choix de lecture elle me dit que c’est une grande première pour elle de lire un roman en anglais. Nous discutons quelques temps puis nous rendant compte que nous avons les mêmes projets de nous rendre au vietnam pour les prochains jours décidons de nous retrouver, passer la frontière ensemble et pourquoi pas même quelques jours au Vietnam.
Alexandra et moi nous mettons en route depuis le Laos où nous quittons Ben un français en voyage qui nous aide beaucoup et avec qui je passe quelques jours à Savannakhet au Laos. Le passage de la frontière se passe sans aucun problème. Nous arrivons en bus dans l’après midi ensoleillée, le douanier vietnamien semble avoir vérifié mon passé de terroriste avant de me tendre mon passeport avec le précieux tampon et la carte d’arrivée.
Il nous reste alors quelques heures de transports à travers le Vietnam pour arriver à Hué. Nous avons alors l’occasion de découvrir les petites villes, des maisons presque vides, carrelées, peintes de couleurs claquantes, habitées par une petite télévision diffusant des images colorées. Les gens vont et viennent, affairés à quelques travaux diverses. Il y a les petites échoppes du bord de la route qui ressemblent à toutes celles que j’ai vu en Inde ou en Asie du Sud est. Il me semble que les papiers d’emballages brillants et multicolores soient là rien que pour égayer le paysage.
A mesure que nous avançons dans notre route nous quittons le paysage urbain pour arriver dans la campagne. Là, le paysage est vraiment impressionnant, nous traversons des “petites” montagnes, (après l’himalaya je suis un peu dur à impressionner), suivons le cours d’un torrent qui roule son eau à travers d’énormes blocs de roches. Sur les rives en face de la route nous pouvons voir cette fois des villages de huttes semblables à ceux du Laos.
Nous arrivons à Hué en fin de journée, et n’avons alors pas vraiment l’occasion de voir la ville alors déjà plongée dans la pénombre.
Hué est une ancienne capitale d’empire. Nous avons alors l’occasion de traverser le fleuve et de nous rendre dans la citadelle en passant auparavant par le palais impérial, histoire de faire nos touristes et de voir un peu la structure de l’endroit. Nous nous étonnons de trouver cela vraiment très “chinois”. Toujours ces stéréotypes qui reviennent dans nos regards puisque le guide nous annonce que l’architecture et typiquement vietnamienne... nous finissons par considérer que notre esprit européen ne fait pas vraiment la différence entre le typiquement vietnamien et le typiquement chinois... !
Après cet effort touristique, dynastie Nguyen, du XIX à 1945, palais impérial, objets anciens, étoffes de soie portées par l’empereur..., nous nous rendons dans les petites rues de la citadelle. La journée est ensoleillée, il est encore tôt dans le matin, (car je ne sais pas dormir) et nous arrivons alors que la journée commence pour les gens résidant dans de petites maisons très belle. Les français ont colonisé la ville et cela se remarque nettement. Il y a du pain frais vendu dans la rue, parfois même des sandwichs au pâté. Il y a des “cafés” un peu partout ou des hommes en marcel sont assis à regarder le matin passer pendant que les femmes sont plutôt en train de travailler et de s’occuper des enfants. Tout le monde est ici en vélo avec un petit panier portant les provisions sur le devant. Les maisons, les ruelles, l’urbanisme m’es décidément familier. Je me sens comme à Pondichéry ou à Savannakhet... dans une ville coloniale française.
Nous errons dans le dédale de ruelles jusqu’à arriver aux “lacs”, un petit point d’eau où se réjouissent de beaux nénuphars. Puis pensant rejoindre le centre de la ville nouvelle nous suivons une petite ruelle calme. Là, je vois étonnement beaucoup de personnes revenir avec des paniers de provisions. Le marché ne semble pas loin. Nous suivons en sens inverse les paniers de provisions et arrivons alors au coeur du marché.
Le marché, c’est vraiment une petite aventure en soi. Nous y avons croisé un homme, un seul... occupé à gérer le feu de la nourriture. Si non, des femmes et seulement des femmes. Elles vendent des fruits, des légumes, mais aussi des poissons dont elles tranchent les têtes devant leurs acheteuses, des morceaux de viandes qu’elles découpent rapidement et habilement avec des lames bien aiguisées. Elles vendent du riz dans des gros sacs, des nouilles fraîches, des épices, des vêtements en tout genre, et surtout elles cuisinent. Nous passons une fois dans le marché, puis faisons demi tour. Je ne peux pas résister à m’asseoir à la pour déjeuner sur le petit banc de vois minuscule. D’ailleurs il est midi.
Les femmes autour de nous sourient d’un regard bienveillants. La femme qui sert la nourriture a ce petit rictus satisfait en me voyant regarder dans toutes ses énormes casseroles. Je prends des rouleaux de printemps frais végétariens pour 3 fois moins chers que dans les autres endroits et c’est évidemment un délice. Puis du soja, du tofu cuisinés bien épicé, comme j’aime... Alex un peu réticente au début et m’ayant laissé manger seule finalement craque et de se décide pour déjeuner ici aussi. Nous quittons l’endroit avec 1,5 de litchis frais, un ananas... bref le petit dej et repartons vers la ville moderne et bruyante.
La ville, ah oui c’est quelque chose. Ce n’est pas l’Inde, mais ce n’est pas l’Europe non plus. C’est très particulier ici. Les rues sont encombrées de scooters et mobylettes hurlants de leurs klaxons. Les gens se déplacent aussi beaucoup en vélo et ce n’est qu’en dehors des villes que l’on voit cette masse de voitures, de quelques bus et camion.
Je ne cesse de m’étonner de voir tout ces gens si... indépendants dans un pays communiste. Je pense qu’il y a plus de transports en communs dans nos pays capitalistes... !
Nous ne restons que quelques jours à Hué, mais déjà nous nous sommes faites à la ville, c’est à dire que l’on a trouvé le supermarché pour avoir des bouteilles d’eau à un prix honnête et la boulangerie française pour petit pain au chocolat pain au raisin et pain de campagne pour le voyage... Je pense que cela fait un an que je n’avais pas mangé du pain de campagne comme celui là...je me sens un peu à la maison juste avec le goût du pain !
Nous partons pour Hanoi dans un bus de luxe, alors là c’est vraiment du luxe. Siège - lit en cuir, bouteilles d’eau, etc.... je ne suis plus habituée à voyager confortablement.
Nous arrivons en matinée à Hanoi. La ville est alors bien éveillée. Après avoir écarté les nombreux attrapes touristes, nous marchons dans la ville vers notre hôtel. Là nous faisons connaissances avec les marchés naissants, les échoppes de mille choses qui s’installent sur le trottoir, les petit restaurant de tables et tabourets de plastiques minuscules comme à l’école primaire ou les gens viennent petit déjeuner de la soupe pho, bouillon, pâte, salade, viande... (un délice d’ailleurs).
Nous nous reposons un peu et passons ensuite la journée à vadrouiller dans les petites rues de Hanoi ou à nouveau je me sens en terrain connu... L’architecture, les cafés, les noms des rues, il est facile de se repérer ici.
Le lendemain matin nous partons pour la visite du mausolée, allons voir l’oncle Ho, conservé dans son cercueil vitré sous lumière rouge, gardé par 4 gardes en uniforme et une administration terrible qui nous fait faire la queue pendant des heures sous la pluie. Nous sommes vraiment étonnées de voir que tant de personnes se rendent ici... Finalement nous fuyons ce lieu totalitaire pour retourner dans les petites ruelles, aller voir la cathédrale et enfin nous reposer face à un café.
Nous sommes ensuite allée à Halong Bay. L’industrie touristique. Des européens, des asiatiques, un peu tout le monde ici. Il faut surtout penser au paysage naturel et oublier que nous sommes des dollars ambulants. Le paysage est effectivement sublime, mais j’ai vraiment du mal avec cette atmosphère de tour organisé... Je renoue avec le tourisme en Europe.
Puis après une nuit à Hanoi où nous rencontrons un autre voyageur perdu, un danois cette fois, nous prenons un train de nuit pour la montagne. Là, l’ambiance est toujours au tourisme, occidental, vietnamien, il y en a pour tous les goûts. Les scooters ne cessent pas de parcourir les rues, de klaxonner trop souvent. Nous avons une chambre avec vues sur la montagne, décidons de rester 4 jours, le temps pour moi de finir mon essai et de me concentrer sur une histoire qui me trotte dans la tête depuis des mois.
Le paysage de montagne est sublime, les gens des tribus ont les mêmes traits que ceux que j’ai pu rencontrer au Népal ou en Himashal Pradesh, région du nord de l’Inde.
Nous nous apprêtons à partir ce soir, je pense que je rentre à Hanoi, à Bangkok, à Delhi, à Paris. Ce voyage a été fondamental pour moi, l’écriture de cet essai qui deviendra ce que le monde capitaliste voudra bien en faire était un besoin maladif.
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