Mardi 13 novembre 2007
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Le terrain de criquet, cours d’école à côté d’un daba de la JNU a été aménagé aujourd’hui afin de recevoir, dans le cadre d’une conférence sur la portée du message gandhien de non violence,
le Dalaï lama. Une foule d’étudiant patiente devant l’entrée de la tente de draps blancs tendus cachant l’intérieur aménagé pour l’heure. Les auditeurs sont assis face à l’estrade lorsque sa
sainteté le Dalaï Lama se présente. Le discours qu’il prononce n’est pas écrit et après s’être rendu compte que la majorité de son auditoire parle anglais et non tibétain, il annonce qu’il
continuera en anglais après avoir prononcé les remerciements en tibétains.
Le discours du Dalaï Lama sur le mouvement gandhien de satyagraha et l’usage de la non violence dans le combat politique sont à inscrire dans le contexte de l’exil de ce personnage religieux et
politique. En effet, le Dalai Lama exilé depuis 1957 en Inde, résidant à Dharamsala, est la figure de proue du mouvement de résistance tibétaine. La particularité de cette résistance tient
aujourd’hui en son refus de l’action terroriste et violente. Par ce qu’il s’agit d’un mouvement qui n’use pas de la violence, il se rapproche de la non violence du mouvement d’indépendance
indien. Cependant, ainsi que le rappelle le Dalaï lama, la non violence dans sa définition gandhienne, ne signifie pas seulement des moyens de luttes particuliers excluant la lutte armée, mais
inclut aussi une grande part de compassion et de sincérité. Le but de la non violence est la lutte pour la vérité. Pour Gandhi, la fin réside dans la nature des moyens utilisés. Ainsi, on ne peut
lutter pour la vérité par des moyens violents, qui ne peuvent que donner une fin à leur image. La vérité résidant dans la sincérité et la compassion, c’est animé de ces sentiments seulement que
le réel pourra être transformé en une situation d’équilibre satisfaisante pour chacun.
Son discours l’amène nécessairement à faire un état des relations internationales qui sont bien loin d’illustrer la lutte pour la vérité, mais bien plus son contraire.
La conférence est close par une série de réponses aux questions de l’auditoire formulée dans un style très simple et abordable pour chacun qui prend en compte des caractéristiques de la vie
quotidienne.
Au début de la conférence, le Dalaï lama s’exclame en tibétain et se met à rire, à ce moment, 7 oiseaux tracent une ligne et passent dans le ciel au dessus de l’assemblée comme pour accompagner
et porter le sourire de l’orateur. Finalement, avec son sourire et ses anecdotes bien placées, le Dalaï lama se montre un homme avant tout.
Par Choralyne
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Publié dans : Actualité
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